Apnées du sommeil, BPCO si on en parlait

Malades atteints de maladies respiratoires
 
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 EOSINOPHILE

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marie-agnès
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MessageSujet: EOSINOPHILE   Ven 10 Oct 2008 - 13:22

j'ai eu un appel téléphonique d'une dame qui souffre de cette maladie, est-ce que qqu'un peut m'en dire plus, car je ne connais pas

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Marie-Agnès WISS

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MessageSujet: Re: EOSINOPHILE   Ven 10 Oct 2008 - 20:25

Marie -agnès , salut, j'ai trouvé ça sur ta drôle de maladie
Étude de la biologie de l'éosinophile dans un contexte d'asthme allergique : implication du FcγRIII et de l'IL-12
Étude de la biologie de l'éosinophile dans un contexte d'asthme allergique : implication du FcγRIII et de l'IL-12




Davoine, Francis
Philosophiæ doctor (Ph.D.)
Université Laval
FACULTÉ DE MÉDECINE
Doctorat en médecine expérimentale
Directeur(trice) de recherche : Laviolette, Michel
Co directeur(trice) de recherche : Chakir, Jamila
2004-10





© Francis Davoine, 2004



Résumé
L’asthme est une pathologie inflammatoire de type TH2 caractérisée par une éosinophilie sanguine et bronchique, toutefois le rôle précis de l’éosinophile reste à définir. Premièrement, nous avons démontré que les éosinophiles sanguins expriment de façon transitoire le FcγRIII (CD16), un récepteur d’IgG, lors de la crise asthmatique. Nous avons observé que l’IL-2 et les complexes immuns IgG favorisent l’expression de surface du CD16. Nous avons également trouvé que le rapport des IgG spécifiques pour les allergènes sur les IgE totaux corrèle avec l’expression du CD16 lors d’une crise d’asthme et que les éosinophiles sanguins CD16+ présentent un plus faible niveau d’IL-12 intracellulaire. Finalement, nous avons démontré que lL-12 est une cytokine régulatrice pour l’éosinophile, elle réduit sa capacité de migration et de dégranulation mais n’affecte pas sa viabilité. Ces études démontrent que des facteurs normalement associés à la réponse de type TH1 jouent un rôle dans l’activité biologique de l’éosinophile dans un contexte d’asthme.



y a d'autres choses à fouiller ,ça n'a pas l'air très appétissant ce truc là
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marie-agnès
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MessageSujet: Re: EOSINOPHILE   Ven 10 Oct 2008 - 22:08

ben à entendre la dame au téléphone elle avait bcp de mal à respirer

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Marie-Agnès WISS

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MessageSujet: éosinophiles :   Sam 11 Oct 2008 - 10:22

j'ai ça aussi
1- Où se situent les éosinophiles?
1.1. Dans les voies aériennes (nez, sinus et bronches) - Les preuves sont nombreuses: expectoration (induite (11, 13) ou spontanée), biopsies bronchiques (et sinusiennes), lavage broncho-alvéolaire (premier recueil). Ils sont présents dans la lumière bronchique (22), mais aussi dans l'épithélium (15) et dans la sous muqueuse. Dans les capillaires, il peut être observé leur margination, puis leur adhérence et enfin leur diapédèse.
1.2. Dans le poumon profond - La cellularité du deuxième recueil du liquide de lavage broncho-alvéolaire est également riche en polynucléaires éosinophiles (30). Il a été réalisé des biopsies trans bronchiques chez l'asthmatique, confirmant la participation des espaces aériens distaux. Les infiltrats pulmonaires à éosinophiles sont classiques mais rares (Cool.
1.3. Dans le sang circulant (4, 5, 12, 18) (et la moëlle osseuse) - Leur nombre ainsi que leur degré d'activation (éosinophiles hypodenses, ECP) est corrélé à la sévérité de l'asthme (25, 26), en l'abscence de tout traitement 1, 19, 20).
2- Quel est le rôle des éosinophiles?
2.1. Délétère: Les preuves sont multiples qui soulignent le rôle néfaste des polynucléaires éosinophiles. Leur équipement enzymatique est riche, conduisant à la synthèse de nombreux composés (leucotriène C4, peroxidase, cytokines) dont on connait bien les effets sur la bronche: contraction musculaire, destruction, modification de la structure.
Les travaux de l'équipe lilloise sur les anomalies histopathologiques des glandes salivaires accessoires (23) et du tube digestif (28) chez l'asthmatique sont instructives; en effet il n'y a pas de polynucléaires éosinophiles, alors que les autres lésions apparaissent comparables à celles rencontrées au niveau de la bronche; la question qui se pose alors est de savoir si les éosinophiles ne sont pas indispensables à l'apparition des signes cliniques.
2.2. Favorable? K.F. Austen écrivait que le polynucléaire éosinophile est capable de défaire tout ce que le mastocyte a fait. Il est vrai que cette cellule participe aux mécanismes de défense de l'organisme, certes dans le domaine parasitaire essentiellement, mais pourquoi pas dans l'inflammation.
3- Qu'est-ce qu'un asthme hyperéosinophilique?
Si l'on admet que tout asthme non traité se définit par la présence d'éosinophiles, soit dans le sang circulant, soit dans les voies aériennes, la question de leur nombre se pose rapidement. En effet, dans le sang circulant les éosinophiles sont en moyenne situés autour de 500 à 600 éléments/ml. Il est connu depuis longtemps qu'il existe une relation avec la sévérité de l'asthme; mais le coefficient de corrélation est faible.
Avec le groupe de travail sur les maladies orphelines (GERM'OP), il a été convenu de mettre le seuil de l'hyperéosinophile dans l'asthme à 1000 éléments/ml. Il s'agit d'une décision assez arbitraire, fondée cependant sur l'expérience clinique. L'analyse des cas cliniques rapportés sera très probablement instructive.
Au dela de 1500 à 2000 éléments / ml, il convient de rechercher un syndrome de Churg et Strauss (9, 14, 17, 21, 27), une mycose broncho-pulmonaire allergique (24, 29), un infiltrat pulmonaire (16).
4- Le cas particulier de l'asthme traité par les corticoïdes
4.1. Traitement par les corticoïdes inhalés (CSI): Il est clair que les CSI induisent une diminution (du nombre et de l'activation) des éosinophiles aussi bien au niveau des bronches que du sang périphérique. La vitesse de disparition semble fonction de la posologie (P. Chanez).
4.2. L'asthme cortico-dépendant: Chez ces malades il est observé une abscence complète des éosinophiles tant dans le sang circulant que dans les bronches (lavage broncho-alvéolaire, biopsies bronchiques, expectoration induite). Mais il est une observation qui ne manque pas de surprendre, à savoir la présence d'un taux élevé d'ECP dans les urines de ces mêmes malades.
4.3. Quelle signification apporter à une éosinophilie sanguine élevé chez un asthmatique traité par des corticoïdes? La réponse n'est pas simple: mauvaise observance? cortico-résistance? évolution vers un syndrome de Churg et Strauss? reprise évolutive d'une mycose broncho-pulmonaire allergique? sinusite mal controlée?
Conclusion
Le polynucléaire éosinophile demeure la cellule clé de l'asthme. Il est indispensable de comprendre son fonctionnement et son rôle chez l'asthmatique. Il est tout aussi indispensable, pour le clinicien, de controler sa présence (ou son absence) dans des études prospectives multicentriques.

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je ne comprend pas grand chose à cet "Alien": à mon avis, vaut se casser une jambe ,ça fait plus mal mais ça dure moins longtemps!!
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marie-agnès
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MessageSujet: Re: EOSINOPHILE   Sam 11 Oct 2008 - 13:05

merci pour tous ces renseignements, la 2ème question de la dame était est-ce que parmi vous il y en a qui en souffre et qui sont appareillés pour l'apnée du sommeil ?
si oui comment font-ils, car elle a des problèmes de toux la nuit et de sinusite !
quand on lit ton message ça se comprend !
à l'hôpital où elle a du être hospitalisée on lui a dit d'arrêter la PPC, son pneumo n'était pas content car elle débutait le traitement et il lui a dit de se rebrancher, mais la toux est revenue de plus belle !

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Marie-Agnès WISS

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