Apnées du sommeil, BPCO si on en parlait

Malades atteints de maladies respiratoires
 
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 Apnées du sommeil et médias

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La_Mouette



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MessageSujet: Apnées du sommeil et médias   Ven 20 Oct 2006 - 10:49

SOURCE: Le Quotidien Auto il y a 19 heures
http://automobile.nouvelobs.com/actualites/3492/breve.html
Citation :
Apnée au volant: celui qui conduit, c'est celui qui dort bien.

Si l'on en croit les statistiques, 30% des accidents de la route mortels seraient dus à la somnolence au volant.
La semaine de la Sécurité Routière (du 16 au 22 octobre) est l'occasion pour ResMed, leader en matériel médical pour le diagnostic et le traitement des troubles de la respiration pendant le sommeil, de sensibiliser le public sur les problèmes de la somnolence et plus particulièrement sur le Syndrome d'Apnée Obstructive du sommeil.

En cause principalement, la privation de sommeil, la prise de médicaments et les maladies responsables de somnolences diurnes excessives comme le syndrome cité ci-dessus.

Ce qu'il est bon de savoir:
Les malades souffrant d'apnées du sommeil ont 7 fois plus de risque d'être impliqués dans un accident de la circulation.
En effet, la somnolence entraîne des troubles cognitifs importants comme le ralentissement du temps de réaction, une modification du champ visuel et des troubles du jugement.
En fait, la somnolence au volant peut représenter un risque aussi important que l'alcool.

Une étude comparant les performances au volant de sujets atteints d'un syndrome d'apnée du sommeil et de sujets sains démontre que les apnéiques ont des temps de réaction supérieurs que le reste de la population, conduisant à une distance d'arrêt plus longue de 8,75 m à 40 km/h et à deux fois plus de collisions.

Au vue de ces données, le décret du 7 mai 1997 inscrit les apnées du sommeil sur la liste des maladies contre-indiquant la conduite. La législation soumet l'obtention ou le maintien du permis de conduire à la mise en œuvre d'un traitement efficace.
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marie-agnès
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MessageSujet: Re: Apnées du sommeil et médias   Ven 20 Oct 2006 - 10:58

Ce qui est dommage c'est que l'on confonde malades non soignés et malades appareillés qui eux ne sont plus dangereux...

Et nous voilà fasse à un dilemne où nous les utilisateurs de PPC on risque de voir nos permis sauter car nous sommes identifiés, alors que ceux qui sont dangereux sont ceux qui justement ne sont pas dépistés, à quand un dépistage systématique chez le généraliste, (répondre au questionnaire d'Epworth, par exemple) comme la prise de la tension ????

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Marie-Agnès WISS

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Casimir

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MessageSujet: Re: Apnées du sommeil et médias   Ven 3 Nov 2006 - 16:08

Au vue de ces données, le décret du 7 mai 1997 inscrit les apnées du sommeil sur la liste des maladies contre-indiquant la conduite. La législation soumet l'obtention ou le maintien du permis de conduire à la mise en œuvre d'un traitement efficace.

Tu as tout dit effectivement, mais au vu du paragraphe reproduit ci-dessus, pourquoi s'inquiéter à partir du moment où l'on se traite!!! Cool donc! Et puis "ma vie" a tellement changée depuis...
VIVE LA PPC
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La_Mouette



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MessageSujet: Apnées du sommeil et médias   Ven 3 Nov 2006 - 18:38

Parce que malheureusement, certains mettent beaucoup de temps à ressentir les bienfaits du traitement.
Et en attendant qu'ils aillent mieux...
Pense aux livreurs, taxis, chauffeurs et à la responsabilité qu'ils prendraient s'ils méconnaissaient ces articles, eux qui conduisent au moins 35 h/semaine!
Ou à X, qui méconnait ce texte et qui 'se paie' la voiture qui venait en face de lui (tu remarqueras que j'épargne les passagers, alors que j'aurais pu faire plus 'gore'...)

Les assurances, elles, ne les ignorent pas, ces textes, ni les juges...
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Casimir

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MessageSujet: Re: Apnées du sommeil et médias   Ven 3 Nov 2006 - 19:13

"AFF" La Mouette. D'accord avec toi. Autant pour moi. Sachant que c'est le seul traitement et qu'il est EFFICACE et qu'au bout d'une semaine (cas personnel) on en ressent effectivement les bienfaits. Mais il est vrai que chacun est comme il est et que cela dépend de beaucoup de critères.
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marie-agnès
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MessageSujet: Re: Apnées du sommeil et médias   Ven 3 Nov 2006 - 23:40

je pense que tout pneumologue conscient du problème conseillera à son patient d'attendre un peu avant de reprendre le volant, c'est ce qui s'est produit pour mon cas, je me suis plantée en voiture et il m'a demandé d'attendre plusieurs semaines avant de reprendre le volant, c'est quand on a stabilisé mon traitement que j'ai eu le droit de reprendre le volant, bien sur pour des distances de + de 10 km, et si je me sentais bien, je peux dire que je ne prends pas le volant si je ne me sens pas bien et si je dois faire plus de 50 km je prends le train ou j'ai un chauffeur.
bien sur pour des personnes dont c'est le travail c'est là que doit intervenir le médecin du travail, je connais des routiers qui dorment avec leur PPC dans leur camion et des chauffeurs de bus d'excursion qui emmène leur PPC avec eux !!! mais la médecine du travail a donné son autorisation.
donc je persiste : les PPC soignés sont moins dangereux que sont qui ne sont pas dépistés et soignés, et bien sur reprendre le volant alors que les apnées ne sont pas encore stables c'est dangereux mais là c'est au pneumo de bien faire l'information.
Un petit truc avez-vous remarqué que si vous vous concentrez sur votre conduite vous avez tendance à oublier de respirer ? et bien les PPC se mettent en apnées en étant éveillés !!! il faut penser à respirer même si on se concentre sur sa conduite car on a peur de s'endormir, dans ces cas là vaut mieux s'arrêter sur le bas côté et faire quelques pas !

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Marie-Agnès WISS

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La_Mouette



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MessageSujet: Re: Apnées du sommeil et médias   Lun 20 Nov 2006 - 15:59

Source:neuropsy.fr
http://www.neuropsy.fr/information/index.cfm?fuseaction=ViewArtThemesActu&DArtIdx=379687&DRubIdx=3&Fromfutur=1&CFID=400418&CFTOKEN=31028076
Citation :
XXIe Congrès du sommeil 16-18 novembre 2006 - Albi
Vigilance et conduite automobile
Sieste sur ordonnance

La somnolence au volant est l’une des causes majeures d’accident de la route, notamment chez les sujets jeunes. Deux mesures simples se montrent efficaces pour restaurer un niveau de vigilance normal sans perturber le sommeil ultérieur : la consommation de café et la pratique d’une courte sieste de trente minutes.
L’association entre la « fatigue » et le risque d’accident de la route est un phénomène connu depuis longtemps, sans que la distinction ait été faite entre la fatigue liée essentiellement au temps prolongé de conduite et le manque de sommeil.
Les nombreux travaux réalisés depuis une vingtaine d’années ont toutefois permis de démontrer la relation très nette existant entre les accidents de la route et les troubles du sommeil ; il est ainsi clairement établi aujourd’hui que les sujets souffrant d’apnées obstructives du sommeil ont un risque accru d’accident de la circulation. Mais ce risque est également augmenté en dehors de tout contexte pathologique par le seul manque de sommeil. Une dette de sommeil est plus fréquemment trouvée dans certaines circonstances, notamment chez les sujets jeunes, en cas de conduite sur une longue distance ou lorsque le trajet en voiture est débuté en période nocturne. La pratique d’un électroencéphalogramme chez ces conducteurs à risque a confirmé l’altération très nette du niveau de vigilance comparativement à un groupe témoin. «Ces troubles de la vigilance au volant sont à l’origine d’une part importante des accidents de la route survenant la nuit, en particulier chez les jeunes conducteurs; il s’agit d’un problème auquel nous devons répondre par différentes mesures», insiste le Pr Philippe.
Deux approches simples, la prise de café et la sieste, ont été testées sur 12 jeunes volontaires, âgés en moyenne de 21,3 ans (1). Plusieurs paramètres ont été mesurés : degré de fatigue ressentie et sensation de sommeil rapportée par les sujets, nombre de franchissements inappropriés de la ligne blanche (enregistrements vidéo) et qualité du sommeil par un enregistrement polysomnographique.
Les volontaires ont conduit sur 200 km entre 18 heures et 19 h 30 (conduite de référence) et entre 2 heures et 3 h 30, après avoir consommé du café (200 mg d’équivalent caféine), du café décaféiné (15 mg d’équivalent caféine, groupe placebo) ou après avoir fait une sieste de 30 minutes.

Les jeunes hommes sont ensuite retournés au laboratoire du sommeil pour un enregistrement polysomnographique. La qualité de la conduite de nuit était similaire à celle de la conduite de jour chez 75 % des sujets ayant pris du café, chez 66 % de ceux ayant fait une sieste, contre seuleme
nt 13 % de ceux sous placebo.
Deux contre-mesures simples et efficaces. La latence d’endormissement et la qualité du sommeil ultérieur ont été équivalentes dans les trois groupes.
«La consommation de café et la sieste sont donc deux contre-mesures simples et efficaces à la somnolence au volant, avec toutefois une grande variabilité interindividuelle dans la réponse à ces mesures: certains sujets répondent bien à la sieste, d’autres à la prise de café. En pratique, il faut donc se tester pour adopter la meilleure stratégie», explique le Dr Philip.

Dr ISABELLE HOPPENOT D’après un entretien avec le Pr Pierre Philip, clinique du sommeil, hôpital Pellegrin, Bordeaux.
(1) Philip P. et al.,The effects of coffee and napping on nighttime highway driving : a randomized trial. « Ann. Intern. Med. » 2006, jun 6 ;144 (11) : 785-91.

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La_Mouette



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MessageSujet: Re: Apnées du sommeil et médias   Jeu 12 Avr 2007 - 20:22

Source: Journal International de Médecine Publié le 12/04/2007
http://www.jim.fr/medecin/11_med_gen/e-docs/00/01/65/0B/document_actu_med.phtml
Citation :
Arthrite rhumatoïde : la piste des ronfleurs invétérés…
La morbi-mortalité cardio-vasculaire supérieure à la normale chez les patients atteints d'arthrite rhumatoïde est bien connue. Cependant, « même si la principale cause de décès de ces patients est cardiaque (42 %), elle n'est que très partiellement et imparfaitement expliquée par les facteurs de risque traditionnels », constate Andrew Holman (Un. Washington) dans un éditorial du numéro d'avril du Journal of Rheumatology. Mais avant d’expliquer son hypothèse originale, il fallait d’abord « démonter » l’hypothèse inflammatoire qui prévaut dans les milieux rhumatologiques.

S’il est vrai que, de manière intuitive, le fonds inflammatoire et le recours aux corticoïdes sont des éléments péjoratifs en la matière, il faut reconnaître que l’étude de la fibromyalgie a permis de mettre en lumière l’importance du sommeil dans la neurorégulation autonome, et donc sur certains paramètres du risque cardio-vasculaire. On sait notamment que les apnées du syndrome des apnées du sommeil* non traitées multiplient le risque cardio-vasculaire par un facteur de 4,7 et qu’elles augmentent
également le risque d’hypertension artérielle, d’insuffisance cardiaque et d’accident cérébrovasculaire. En cause notamment, le fait que la réponse du système nerveux autonome à la désaturation en oxygène engendre une activation noradrénergique, et donc du tonus vasculaire avec risque de dysautonomie et d’arythmie, en plus d’un effet procoagulant.

Fort bien, me direz-vous, mais en quoi ce syndrome des apnées du sommeil affecte-t-il plus particulièrement les patients souffrant d’arthrite rhumatoïde ? On ne le sait pas encore avec précision, mais deux études préliminaires ont montré, l’une au Japon sur des patients avec arthrite rhumatoïde, l’autre sur un groupe de patients avec connectivite dans la région de Seattle, que le syndrome des apnées du sommeil est au moins 2 à 3 fois plus fréquent en cas d’arthropathie auto-immune que chez le commun des mortels, et ce, indépendamment du poids (facteur de risque avéré pour les apnées du sommeil).

Quant au lien entre apnée du sommeil et risque cardio-vasculaire en cas d’arthrite rhumatoïde, il est expliqué, selon Andrew Holman, par une dysfonction endothéliale et une réduction de la fibrinolyse provoquée par l’augmentation simultanée des taux d’interleukine 6, de CRP et de TNF-, sans compter l’IL-1ß, la leptine, les radicaux libres, les molécules d’adhésion et le PAI (plasminogen activator inhibitor). Traiter les apnées, notamment par CPAP (Continuous Positive Airway Pressure), réduit les taux de TNF- ainsi que l’expression des CD40L et diminue la cytotoxicité des cellules T CD8. Ce qui, selon Holman, « boucle la boucle de l’immunologie commune aux deux pathologies ». La clef de ce mystère se situant dans le fait que les apnées obstructives du sommeil sont capables tout à la fois d'augmenter le risque cardiovasculaire et l'activité auto-immune de l'arthrite rhumatoïde.

Faudra-t-il donc envoyer systématiquement les patients souffrant
d’arthrite rhumatoïde en polysomnographie ?


Dr Dominique-Jean Bouilliez

Holman AJ : “Considering Cardiovascular Mortality in Patients with Rheumatoid Arthritis from a Different Perspective: A Role for Autonomic Dysregulation and Obstructive Sleep Apnea.” J Rheumatol 2007 Apr 34 (4) : 671-673.
*défini par un index apnée-hypopnée supérieur à 5 événements par heure en cas d’apnées légères, compris entre 15 et 30 pour les apnées modérées et supérieur 30 pour les apnées sévères


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MessageSujet: Re: Apnées du sommeil et médias   Jeu 12 Avr 2007 - 21:18

il y a 5 ans alors que nous étions des nouveaux exposants au MEDEC nous avions comme voisines des personnes atteintes de fibromialgie...
et au surprise nous étions étonnés de part et d'autre de savoir que nous étions équipés de PPC mais pas pour la même chose,
depuis nous gardons contact, ces personnes souffrent le martyr
et la PPC leur permet de mieux dormir et d'être un peu mieux dans la journée, mais leur lourde pathologie est très invalidente.

la PPC sert aussi comme ventilation nasale non invasive, pour les insuffisants respiratoires lourds qui il y a qques années étaient candidats à la trachéotomie !!!

comme quoi l'appareillage des uns peu aider les autres, heureusement

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MessageSujet: Re: Apnées du sommeil et médias   Ven 13 Avr 2007 - 12:14

Donc la famille des 'apnéiques du sommeil' s'agrandit
Alors bienvenue à tous nos copains arthritiques!Smile
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La_Mouette



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MessageSujet: Re: Apnées du sommeil et médias   Ven 20 Avr 2007 - 19:49

Source: Journal International de Médecine Publié le 20/04/2007
http://www.jim.fr/medecin/21_pneumo/e-docs/00/01/65/9C/document_actu_med.phtml
Citation :
Haute prévalence du syndrome d’apnées du sommeil chez les porteurs de pacemaker
Au cours du syndrome d’apnées du sommeil, il n’est pas rare d’observer des troubles du rythme et de la conduction cardiaques. C’est ainsi que la bradycardie sinusale apparaît fréquente, au même titre que le bloc auriculoventriculaire et le bloc sino-auriculaire. Ces troubles sont en général attribués aux épisodes d’hypoxémie nocturne qui favorisent la survenue d’une hypertonie vagale et d’arythmies diverses. De fait, la ventilation en pression positive continue par masque nasal (CPAP, continuous positive airway pressure) permet, dans certains cas de SAS, la régression de ces troubles de la conduction, au point que l’entraînement électrosystolique permanent devrait, en toute rigueur, être réservée aux échecs de cette dernière.

D’autre part, le SAS et les apnées centrales du sommeil (ACS) sont fréquentes chez les malades atteints d’un dysfonctionnement ventriculaire gauche. Leur prévalence atteindrait ainsi 40 % à 50 % quand il existe une insuffisance ventriculaire gauche compensée, associée à une fraction d’éjection < 40 %. Elle peut même atteindre 80 % dans les suites immédiates d’une décompensation cardiaque aiguë.

La European Multicenter Polysomnographic Study a inclus 98 malades (âge moyen, 64+/-8 ans) porteurs d’un pacemaker, chez lesquels le diagnostic de SAS n’avait jamais été évoqué auparavant. L’entraînement électrosystolique relevait des indications suivantes : 1) cardiomyopathie dilatée (29 %) ; 2) bloc auriculo-ventriculaire de haut grade (34 %) ; 3) déficit sino-auriculaire (37 %). Dans tous les cas, la recherche d’un SAS a reposé sur : 1) la recherche d’une somnolence à l’aide de l’échelle de Epworth ; 2) sur un enregistrement polysomnographique, alors que le pacemaker était en mode de stimulation DDD à la fréquence de 50/mn. Le SAS a été défini à partir d’un index d’apnées et d’hypopnées (IAH) ≥ 10/heure.

Le score d’Epworth était ≥ 11 chez 13 patients (25 %) et un SAS a été identifié dans 57 cas (59 %). Chez 21 patients (21,4 %), l’IAH était très perturbé, ≥ 30/heure. La prévalence du SAS a atteint 50 % en cas d’insuffisance cardiaque, 68 % en cas de bloc auriculo-ventriculaire et 58 % en cas de maladie sino-auriculaire.

Cette étude transversale met en évidence une haute prévalence de SAS méconnus chez les malades porteurs d’un pacemaker. L’indication de l’entraînement électrosystolique était elle, de fait, cliniquement justifiée ? La question mérite d’être posée. Le traitement par CPAP aurait-il permis de juguler les troubles de la conduction auriculo-ventriculaire ? Autre bonne question.

Quoi qu’il en soit, il semble légitime de rechercher un SAS chez les porteurs de pacemaker, pour limiter les conséquences cardiovasculaires délétères de ce syndrome dont le diagnostic est difficile dans un tel contexte.

Dr Catherine Watkins

Garrigue S et coll. : “High prevalence of sleep apnea syndrome in patients with long-term pacing. The European Multicenter Polysomnographic Study.” Circulation 2007; 115: 1703-1709.

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