Apnées du sommeil, BPCO si on en parlait

Malades atteints de maladies respiratoires
 
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 on peut toujour espérer

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LE BARDE : JOYEUXPAPIX

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Date d'inscription : 30/10/2009

MessageSujet: on peut toujour espérer   Dim 6 Juin 2010 - 18:28

Nouvel espoir pour le
traitement



de
l’emphysème sévère:



Un implant métallique peu
invasif




dévoilé pour la première
fois à Berlin











Un nouveau type d’implant pour traiter
l’emphysème sévère, pouvant être mis en place par une
procédure simple non invasive, a été présenté en grande première
au Congrès annuel de la Société Européenne de Pneumologie (ERS) à
Berlin.




Un tel outil – qui n'a toutefois été
expérimenté pour l'instant que sur quelques patients – pourrait
représenter une véritable alternative aux traitements les plus
invasifs actuels, comme la chirurgie de réduction de volume des
poumons ou la greffe pulmonaire.




Cette approche révolutionnaire a fait l'objet
au Congrès de trois communications scientifiques, visant à établir
la faisabilité de ce nouveau dispositif de même qu'à évaluer son
efficacité.










Le message est omniprésent
au Congrès de l'ERS: rien qu'en Europe, plus de 13,5 millions
d'individus sont atteints de broncho-pneumopathie chronique
obstructive (BPCO). Cette affection, qui englobe la bronchite
chronique et l'emphysème et qui se traduit par un essoufflement de
plus en plus pénible avec le temps, cause chaque année le décès
de 145 000 Européens. Quant à l'incidence sur les coûts de la
santé, elle approche les 700 millions d'euros.

L'une des pathologies
sous-jacentes de la BPCO, l'emphysème, est une maladie irréversible,
due à la perte d'élasticité des poumons suite à la destruction
des parois des alvéoles, ces petites cavités chargées d'assurer
les échanges gazeux. L'air est alors bloqué dans le poumon, qui se
met à enfler, ce qui rend la respiration de plus en plus difficile.


Au fil du temps, le
souffle du patient se fait de plus en plus court, alors que sa
susceptibilité aux maladies augmente, ce qui ajoute encore au risque
de décès.






Or, si divers traitements
– médicamenteux ou non – peuvent soulager les formes légères
de la maladie, ses formes sévères constituent un défi majeur. Au
stade avancé de la maladie, le traitement de référence consiste en
effet à supprimer chirurgicalement les parties malades du poumon,
une intervention particulièrement invasive et à laquelle est
associé un risque de mortalité élevé. Il est possible aussi de
pratiquer des greffes de poumons, mais de telles interventions sont
rares, faute de donneurs.


Enfin, divers implants ont
été mis au point ces dernières années, mais ils n'ont rencontré
qu'un succès limité, en raison notamment de ce que le poumon
emphysémateux est caractérisé par de nombreuses voies
respiratoires collatérales qui contournent l'implant.





Sans chirurgie




C'est dans ce cadre que le
nouveau dispositif présenté au Congrès de l'ERS par des équipes
allemandes et américaines s'avère très prometteur. Destiné à
restaurer ou améliorer le mécanisme normal de respiration du
patient, cet implant est fait de métal nitinol super-élastique. Il
est conçu pour comprimer le tissu pulmonaire, restaurer son
élasticité, et réduire le gonflement exagéré du poumon atteint
d'emphysème.





Au contraire de la
procédure chirurgicale, cet outil est simplement mis en place par le
biais d'un bronchoscope, un petit tube souple qu'on insère dans les
poumons par la bouche, et qui ne nécessite ni chirurgie ni même la
moindre incision.


Il est donc conçu pour
réduire le volume pulmonaire comme le ferait le traitement
chirurgical de référence, mais sans enlever des portions du poumon
et sans exposer le patient aux risques de mortalité et de morbidité
associé à la chirurgie.


En outre, son efficacité
ne devrait pas être influencée par le contournement de l'air autour
de la zone traitée.





Espoirs confirmés




Or, il semble que ces
espoirs soient en train d'être confirmés, si l'on en croit les
premiers résultats spectaculaires qu'a annoncés à Berlin Felix
Herth (Clinique du thorax d’Heidelberg, Allemagne) et ses collègues
américains, suite à la toute première implantation de ces nouveaux
dispositifs sur cinq patients atteints d’emphysème sévère.


Avant l’implantation,
les chercheurs avaient dûment évalué la fonction pulmonaire, la
capacité d’effort et la qualité de vie des patients. Un seul
poumon a ensuite été traité, une deuxième intervention étant
prévue après trois mois pour l’autre poumon.





Premier résultat positif:
comme Felix Herth et ses collègues l'ont annoncé au Congrès, la
procédure s'est révélée sûre et bien tolérée par les patients,
qui étaient âgés en moyenne de 61 ans et qui ont regagné leur
domicile après trois jours d’hospitalisation. Cette durée était
prévue par l'étude, afin d'assurer une observation complète de
leur état de santé, "mais à l'avenir les patients pourront
être libérés après une seule nuit à l'hôpital," a précisé
le chercheur allemand.




Les chercheurs ont relevé
peu d'effets secondaires qui soient liés au dispositif. Trois des
cinq patients ont eu des difficultés respiratoires et une toux qui
pourraient venir du dispositif. "Mais tous ces cas ont disparu
soit spontanément soit grâce aux traitements médicaux habituels",
a ajouté Felix Herth.




L'efficacité semble être
elle aussi au rendez-vous, si l'on en juge par les chiffres qui ont
été révélés à Berlin.

En effet, après trois
mois de suivi, l'ensemble des tests ont montré une amélioration
tant de la fonction pulmonaire, du confort, que de la qualité de vie
des cinq patients.


Ainsi par exemple,
quelques sujets ont vu leur VEMS (volume expiratoire maximum en une
seconde) augmenter de 18%, alors que les patients ont pu marcher en
moyenne 38 mètres de plus au cours du test classique de marche de
six minutes. Quant à la qualité de vie, évaluée grâce au
questionnaire de Saint-Georges, elle s'est améliorée de façon
significative chez quatre des cinq patients.




En moins d'une
demi-heure





Les résultats présentés
au Congrès confirment ainsi ce qu'avaient laissé entrevoir de
premières études sur des tissus humains et sur l'animal, études
qui avaient permis d'établir la pertinence et la sécurité de cette
nouvelle technique.


Dans l'une de ces études,
les poumons avaient été mis dans un appareil reproduisant les
fonctions de la cavité thoracique, puis avaient été emplis d’air,
afin de mesurer leur volume et la pression d’air avant et après
placement des implants. Au total, 213 implants avaient ainsi été
placés par bronchoscopie dans 68 poumons excisés. Dans une deuxième
phase, après optimisation de la technique, 10 autres dispositifs
avaient été implantés dans un poumon de chien, un poumon de porc
et deux poumons humains emphysémateux.


Et alors que le volume
était en moyenne de 1,462 ml avant la procédure, il était de 996
ml après l’implantation, ce qui représente une réduction
correspondant à ce qu'avait permis la chirurgie de réduction de
volume des poumons.






Felix Herth n'est pas peu
fier de ces premiers résultats. "D'autant que cette technique
présente d'autres avantages," a-t-il ajouté au Congrès. "La
procédure peut se pratiquer chez l'homme en une demi-heure à peine,
alors que chez l'animal nous sommes même parvenus à placer les
implants en moins de deux minutes, et à moins d'un centimètre de
l'emplacement visé".

Ces études préliminaires
sur le porc ont par ailleurs montré – après extraction des
implants deux mois plus tard – qu'ils n'avaient pratiquement pas
bougé de leur position initiale.





"Cette étude est
d'une grande portée", ont ajouté l'auteur représentant au
Congrès les équipes américaines, Armin Ernst, du Beth Israel
Deaconess Medical Center de Boston. "Il s'agit en effet de la
première technologie visant spécifiquement à restaurer
l'élasticité des bronchioles, qui pourrait à terme soulager un
grand nombre de patients souffrant d'emphysème".


Les résultats présentés
à Berlin vont maintenant permettre d'entreprendre d'autres études
similaires dans divers centres européens.
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marie-agnès
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Localisation : FFAAIR Maison du Poumon Paris
Date d'inscription : 28/09/2006

MessageSujet: Re: on peut toujour espérer   Lun 7 Juin 2010 - 9:35

on va attendre ce qu'en dit notre référent à ce congrès.

_________________
Marie-Agnès WISS

Présidente de l'Airsa Mulhouse
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